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Les guêpes : écosystème et traitement

nid de guepes

Les guêpes et leur environnement

Les guêpes font partie de la famille des hyménoptères ; elles sont majoritairement de couleur jaune et noire, et possèdent deux paires d’ailes et un dard.

Selon les espèces, les guêpes se dissimulent dans le sol, dans un arbre, sous une toiture ou dans l’obscurité tiède d’une sous pente.
D’autres guêpes primitives se contentent de nid plus modeste sur des brindilles ou des rochers par exemple.
En début de saison, le premier réflexe de toutes les guêpes fondatrices est de chercher un endroit propice où installer leur nid. Quel que soit l’espèce à laquelle elles appartiennent, chacune d’entre elles met une attention toute particulière en explorant tous les sites favorables.

Les polistes sont une famille de guêpes sociales primitives. Elles installent souvent leur nid ouvert sur un mur, une herbe sèche ou un rocher. Dans ce cas, ceux-ci sont toujours orientés au soleil ou au sud-est. Pour construire leur nid, les polistes, comme toutes les guêpes sociales, utilisent une matière première faite de fibre végétale décomposée qu’elles arrachent méthodiquement sur les tiges de quelques plantes sèches. Elles malaxent et mélangent ce matériau avec leur salive pour produire une pâte humide et molle. Les guêpes façonnent ensuite ce papier mâché et l’agencent selon les règles géométriques dictées par un instinct infaillible. Les antennes, les pattes et les mâchoires sont les instruments de mesures et les outils de cette maçonnerie peu ordinaire qui donnent naissance à plusieurs petites cellules aux formes régulières. La fixation du nid à son support fait également appel à la même technique.

Au premier temps de la fondation de la colonie, la construction occupe l’essentiel de la journée des fondatrices, puis, dès que quelques cellules sont construites, les guêpes commencent à pondre.

Chaque loge reçoit un seul œuf, soigneusement collé à la paroi. Désormais, en plus de son travail de construction qui se poursuit constamment, la fondatrice doit prendre un soin minutieux de sa progéniture. Construire et pondre, mais surtout construire, tel est l’instinct le plus fondamental des guêpes sociales au début du printemps.

D’autre espèces plus fortes que les polistes prélèvent leurs matériaux sur les arbres morts ou les piquets de clôtures. Beaucoup d’entre elles ont une attirance marquée pour les constructions humaines à l’intérieur desquelles elles construisent leur nid. Celles-ci ont une forme très différente des polistes et sont souvent installés dans un grenier ou une grange, bien à l’abri des regards indiscrets. Le matériau de construction est toujours le même ; les cellules du nid sont enveloppées d’une ou plusieurs couches protectrices aux formes parfaites et ouvertes à leur extrémité. À l’intérieur de ce bulbe sont fixées les alvéoles dans lesquelles la fondatrice pond également ses premiers œufs. Comme beaucoup d’autres insectes, les guêpes trouvent l’énergie dont elles ont besoin en butinant les fleurs, abandonnant quelques instants construction, ponte et ramassage de bois, ont les retrouvent souvent sur les larges ombrelles blanches des ombellifères.
Ces plantes, au nectar abondant et facile à récolter attirent tout particulièrement les guêpes car leur langue très courte ne leur permet pas de butiner les fleurs à corolle profonde comme le font les abeilles.

Au fur et à mesure des jours qui passent, les nids s’agrandissent. Les femelles fondatrices toujours seules ne cessent de prélever du bois, de construire inlassablement de nouvelles cellules et d’y déposer leurs œufs. D’apparence inerte et sans vie au moment de la ponte, au bout de 10 à 15 jours d’existence, les œufs montrent quelques signes de leur prochaine éclosion. De légères palpitations sont les signes de vie des larves, bien loin de la guêpe élégante qui naîtra plus tard.

À quelques jours d’intervalles, plusieurs de ces asticots naissent les uns après les autres dans les cellules les plus anciennes. À partir de cet instant, le travail des fondatrices se compliquent considérablement. Outre l’agrandissement permanent de leur nid, elles doivent maintenant assurer l’élevage de toutes les larves.

À l’inverse des guêpes adultes qui se nourrissent de sucre, les larves ont besoin de viande pour se développer. Bien entendu, elles ne peuvent se la procurer elles-mêmes. C’est donc leur mère qui pourvoit à leur approvisionnement et le moindre retard dans la livraison provoque chez certaines espèces comme les frelons une curieuse manifestation ; les larves se mettent à gratter furieusement leur cellule en guise de protestation. Pour satisfaire ces revendications, les guêpes chassent ; ce sont en effet des prédateurs très actifs qui exercent leur talent au dépend de toute sorte d’insectes ou de chenilles, qu’elles capturent au vol ou qu’elles surprennent en parcourant la végétation. Les victimes de ces chasses sont rapidement maîtrisées d’une piqure ou d’un coup de mâchoire bien placé. Il reste ensuite à les découper en morceaux et à les rendre consommable par les larves. Pour cela, la guêpe les réduit en l’état de viande hachée.
Rapporté au nid, le butin subit un dernier broyage avant d’être distribué par petits morceaux à chacune des larves.
Sans pattes ni appui, il n’est pas facile d’ingurgiter chaque boulette de viande. Cependant les larves de certaines espèces de guêpes ont solutionné le problème de manière originale ; elles rentrent simplement leur ventre qui leur sert alors d’assiette.

Nid de guêpes sous toiture

Qu’elles construisent leur nid sous un toit, dans le sol ou à l’air libre, la vie des guêpes est largement influencée par les conditions météorologiques.
Les polistes sont probablement les plus exposées aux intempéries, et le matériau de leur nid résiste assez bien à la pluie, c’est aussi grâce à la vigilance constante de la fondatrice. Après une averse, celle-ci prend un soin particulier à pomper l’eau qui s’est introduit dans les cellules et à la rejeter à l’extérieur du nid.

Le retour du beau temps n’est pas forcément synonyme de tranquillité pour les guêpes. En effet, les larves craignent les fortes chaleurs, et une fois de plus, c’est à la fondatrice d’apporter la solution. Ainsi, non seulement doit-elle construire, pondre, chasser, et nourrir ses larves, mais aussi contrôler en permanence la température de son nid. Pour cela, les guêpes utilisent leurs ailes. Celles-ci ne servent plus à voler mais à créer un courant d’air. S’il fait très chaud, la ventilation seule ne suffit pas à refroidir le nid, et à cette occasion les guêpes prouvent qu’elles savent utiliser à leur profit depuis bien des millénaires un principe élémentaire de physique. Dans un premier temps, trouver de l’eau, et tel un canadair, en pomper une bonne provision. Dans un second temps, retourner au nid, et déposer devant chaque alvéole une petite gouttelette de liquide. Dans un troisième temps enfin, ventiler cette eau, ce qui provoque une évaporation intense et par conséquent un fort abaissement de la température.
Les guêpes qui construisent des nids fermés et à l’abri ont beaucoup moins de problèmes. Cela ne les empêche cependant pas de s’activer avec autant d’énergie que leurs congénères pour assurer l’expansion de leur colonie.

Le milieu du printemps et l’arrivée des premiers fruits donnent aux guêpes l’occasion d’abandonner parfois le butinage des fleurs pour s’attaquer à des nourritures beaucoup plus consistantes.

À l’intérieur des nids, c’est aussi le moment où les larves les plus âgées entament la première étape d’une délicate métamorphose qui les conduira à l’étape de guêpe adulte. Elles s’isolent dans leur cellule dont elles bouchent l’ouverture avec de fins fils de soie. Le tissage de ce réseau prend environ une heure. Une fois terminé, l’opercule durcit, noircit complétement tout en laissant passer l’air nécessaire à la survie de la larve enfermée. Les fondatrices continuent par ailleurs leur intense activité, et dans les nids se côtoie alors les œufs fraichement pondus, les cellules operculées, et les larves à différents stades de développement.
Les larves s’enferment dans leur cellule pendant environ quinze jours, le temps nécessaire pour qu’elle se métamorphose progressivement en un insecte parfait.
Lors de l’éclosion, et les centaines d’autre qui suivront donne naissance à des guêpes asexuées : les ouvrières.
Leur seul rôle dans la colonie sera d’assurer toutes les tâches dont la fondatrice s’est acquittée jusque-là, à une seule exception bien sûr, la ponte. Celle-ci se poursuit inlassablement, y compris dans les cellules tout juste libéré par les premières éclosions.
De son côté, la fondatrice de poliste voit aussi les premières ouvrières s’extirper de leur cellule.
Dès les premières éclosions, le développement des nids s’accélère et la société des guêpes se constituent véritablement. Son organisation est parfaitement rodée ; le travail se réparti entre les différentes ouvrières qui communiquent entre elles et s’activent avec efficacité avec un seul objectif : agrandir et développer la communauté dont elles sont issues.

Pour d’autres espèces de guêpes sociales, beaucoup plus prolifiques encore que ne le sont les polistes, l’essor des guêpiers prend une tout autre importance. Protégé par sept ou huit couches d’enveloppes isolantes, chaque nid est devenu une véritable usine dans laquelle vont et viennent des centaines d’ouvrières.
L’intérieur des nids fermés s’organisent toujours de la même façon. Des cellules remplies d’œufs et de larves sont réparties en plusieurs étages reliés aux les uns aux autres dans lesquelles les ouvrières circulent au milieu d’une agitation incessante. La fondatrice quant à elle se cache au milieu de la foule et sort beaucoup moins. Peu à peu débarrassé des tâches matérielles qu’elle assurait seule, elle se consacre entièrement à la ponte. Durant tout l’été, les guêpes réaménagent constamment les enveloppes qui protègent et isolent la partie vivante du nid, afin de tenir compte de l’agrandissement régulier du guêpier. Le bois mort mâché et mélangé à la salive reste le seul matériau de construction, et la technique est toujours la même : étirer la pâte humide et l’amincir en feuille avant de la laisser sécher.

Au cœur de l’été, les nids de certaine espèce de guêpes peuvent compter des milliers d’ouvrières et presque autant de larves ou d’œufs. C’est à cette période que les guêpes sont les plus actives, sachant, volant ou pillant sans vergogne vergers, pique-nique ou étalages de fruits. Les nids installés quelques mois auparavant dans la plus grande discrétion n’échappent plus aux regards. On découvre que dans le choix de leur emplacement, les guêpes ont fait preuve d’une grande capacité d’adaptation.

Les nids de guêpes laissent apparaitre à leur apogée une multitude de petites bandelettes de papier séché déposé par les ouvrières au cours de l’été. Leurs couleurs varient en fonction de l’essence de bois, sur lequel elles ont été prélevés.

À la fin de l’été, de subtils changements s’opèrent dans le comportement des femelles fondatrices. Celles-ci commencent à pondre des œufs qui donnent naissance à des guêpes différentes des ouvrières apparues jusque-là.
Ce sont des mâles et des femelles qui se mêlent dorénavant à la masse grouillante de la colonie. Les polistes n’échappent pas à la règle. Et si les femelles ressemblent fortement aux ouvrières, excepté leur taille plus grande, chez certaines espèces les mâles quant à eux, se reconnaissent facilement. En effet, leurs yeux sont jaunes et surtout ils ne prennent pratiquement aucune part à la vie de la société. Chez les guêpes sociales, le rôle principal des mâles est de féconder les femelles nées en même temps qu’eux ou qui apparaissent les unes après les autres dans leur nid.
Une fois les accouplements consommés, la société des guêpes jusque-là si bien organisée, commencent à perdre une part de sa cohésion. L’activité des ouvrières devient de plus en plus anarchique, se désagrège et diminue d’intensité. Les éclosions se ralentissent, et le renouvellement des ouvrières s’arrêtent peu à peu.
Avec l’arrivée de l’automne, le déclin des sociétés de guêpes s’accentue encore. Le froid, la pluie et l’absence de nourriture déciment peu à peu les nids dont les dernières occupantes résistent tant bien que mal. Avec un peu de chance, les espèces les plus rustiques survivront parfois jusqu’au mois d’octobre, mais tôt ou tard, les unes après les autres, toutes les colonies subiront le même sort. Les femelles fécondées ont quitté le nid depuis longtemps pour entrer en hibernation lorsque les derniers survivants disparaissent définitivement.

Risque pour l’Homme et traitement

Nid de guepes

Contrairement aux abeilles, les guêpes ne meurent pas lorsqu’elles piquent, et peuvent donc piquer une proie ou un être humain à plusieurs reprises. Suite à une piqure de guêpe, le venin est injecté dans la proie. Chez l’Homme, la piqûre peut provoquer une boursouflure voir créer une réaction allergique plus ou moins sévère.

Si la présence de guêpes représente une menace, il est impératif de réaliser un traitement afin d’éradiquer la colonie. Pour ce faire, il existe diverses méthodes.
L’injection d’une poudre insecticide ou la pulvérisation d’une solution liquide font partie des principaux moyens de traitement. Ce type d’intervention nécessite une grande précaution, notamment un matériel de traitement adapté ainsi qu’une protection individuelle pour le technicien, afin de parer à toute attaque des hyménoptères.

Par ailleurs, si vous apercevez des guêpes aller et venir des tuiles de votre toit, il s’agit très certainement de guêpes polistes qui font de nombreux petits nids sous les tuiles.

Nos techniciens sont spécialisés dans ce type d’intervention, n’hésitez pas à contacter une de nos agences des Laboratoires Sublimm pour toute demande d’information.